LA TRIBUNE - Pfizer Innovation France participe depuis 2019 à Prevent2Care Lab, le premier incubateur axé sur la prévention santé en France, fondé lui-même en 2018 par la Fondation Ramsay Santé et opéré par INCO Incubators. Pourquoi avez-vous embarqué sur une telle thématique, moins liée au cœur de l'innovation thérapeutique, mais plus aux enjeux de santé au long cours ? Il y a également matière à innover sur ces sujets ?
DAVID LEPOITTEVIN - Pfizer est un laboratoire dédié à l'innovation, et notamment à l'innovation thérapeutique, comme nous l'avons prouvé assez clairement aux yeux du monde à travers la crise que nous avons traversé. Et notre objectif reste d'améliorer la santé de tous. Cela touche également notre engagement sociétal, car nous nous sommes posés la question de savoir comment être encore plus engagés en abordant la santé d'un point de vue plus large.
Car il n'y a pas que l'innovation thérapeutique. Nous pensons notamment que la prévention est aussi un bon moyen d'améliorer la santé de tous. C'est ainsi que nous avons commencé à nous questionner sur les actions à mettre en place pour atteindre cet objectif, et à prendre connaissance du projet développé depuis 2018 par la Fondation Ramsay.
L'aspect prévention est devenu plus central comme vous l'évoquiez mais jusqu'ici, il était plutôt pris en main par le secteur médical, mais pas nécessairement par les industriels. Peut-il y avoir un modèle économique à défendre ?
C'est un axe sur lequel nous étions déjà très investis, mais de façon peut être un peu moins visible, à travers de multiples partenariats sur différentes aires thérapeutiques, que ce soit dans le domaine des vaccins, bien évidemment, mais aussi en oncologie, dans les maladies rares, etc. Mais il nous fallait surtout la structurer et la rendre visible.
Nous avons également mis sur pied d'autres initiatives, avec notre fonds de dotation qui est aussi dédié à supporter ce genre d'initiatives, Pfizer Innovation France.
Nous voyons la prévention comme un axe complètement intégré à nos activités, parce que nous maîtrisons déjà l'innovation thérapeutique à travers des partenariats publics ou privés. Nous cherchons désormais à appliquer la même méthode dans le domaine de la prévention.