Pour fabriquer un million de mini biopiles à base de papier par jour BeFC lève 16 millions d'euros
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Cette opération doit permettre à la toute nouvelle lauréate du programme French Tech 2030 d'entrer dans une phase d'industrialisation de ses biopiles, destinées à alimenter des dispositifs électriques basse consommation nécessitant une durée de fonctionnement limitée à quelques semaines ou mois. Par exemple : les tests de grossesse ou d'ovulation digitaux, les biocapteurs utilisés par les athlètes, les dispositifs médicaux de diagnostic rapide, les capteurs de température et d'humidité pour les bâtiments, etc.
BeFC, qui associe à ses biopiles les fonctionnalités de communication sans fil pour la transmission des données, est aujourd'hui en capacité d'en produire 1.000 par jour. D'ici fin 2024, grâce à une modification de son process de fabrication s'appuyant désormais sur de l'impression à haut débit, elle pourra en fabriquer un million d'unités par jour. Un chiffre impressionnant mais cohérent avec la demande semble-t-il. Le plus gros client actuel de BeFC - un acteur de la logistique dont le nom reste pour le moment confidentiel - aurait déjà exprimé une demande annuelle de 100 millions des biobatteries miniatures de BeFC.
À lire également
« Nous avons déjà une dizaine de clients, la demande s'annonce vraiment très importante. Les industriels veulent s'engager sur une voie plus responsable », explique Marie Berthuel, co-fondatrice de BeFC et Chief Product Officer. « Aujourd'hui, 15 milliards de batteries primaires sont jetées dans le monde chaque année. 97% d'entre elles sont des batteries miniatures. Elles sont très difficiles à collecter et à recycler, la plupart sont donc incinérées ou finissent en décharge. Ces 15 milliards s'ajoutent année après année car il faut plusieurs milliers d'années pour qu'elles se dégradent ».
Stéphanie Gallo Triouleyre
Recyclage des aimants : à Grenoble, une ligne pilote au cœur de la bataille des terres rares
Navettes volantes : SeaBubbles en quête de repreneurs pour survivre
Circuits électroniques pour l'IA : Nvidia entre au capital de Scintil Photonics
La start-up lyonnaise Y-Brush confrontée au ralentissement du marché américain