C'est un nouveau pas de géant que vient de franchir le projet isérois Verkor, deux ans après sa création en juillet 2020 en pleine crise sanitaire. Après avoir confirmé cette année son projet d'implantation d'une gigafactory de 16 GWh (pouvant grimper dans un second temps à 50 GW) d'ici à 2025 à Dunkerque (Hauts-de-France), la jeune pousse iséroise, cofondée par six associés, vient d'annoncer la finalisation de son second grand round de financement : soit une enveloppe de 250 millions d'euros, qui signe en premier lieu le soutien de la Banque européenne d'investissement (BEI) à hauteur de 49 millions d'euros, à travers un dispositif d'emprunt à taux préférentiel.
A cette somme, s'ajoute une enveloppe de 51 millions d'euros de prêts bancaires, amenés par un pool composé de la Société générale et de la banque espagnole Santander, grâce à une garantie fournie par la Banque publique d'investissement. "Une première pour une industrie dont la production ne se destinait pas à l'export", s'est félicité son cofondateur et président du directoire Benoit Lemaignan, devant un parterre de partenaires industriels et financiers accueillis pour la première fois à Grenoble, dans son nouveau Verkor Innovation Center (VIC) en cours de travaux.
Enfin, surprise de taille pour son équipe de six cofondateurs, la "love money" apportée par les quelques 150 salariés actuels et leur entourage aura aussi permis de lever 2,5 millions d'euros, tandis que 70 millions d'euros sont apportés par le groupe Idec, lui aussi partenaire historique de Verkor, qui porte à ses côtés l'achat de son site actuel de Grenoble auprès de son ancien propriétaire, Siemens, pour y implanter le nouveau Centre de R&D et l'école de la batterie de Verkor.