De l'infiniment grand à l'infiniment petit : les particules élémentaires connues à ce jour, notamment issues des étoiles, composent en partie la matière physique. Imperceptibles, elles sont notamment étudiées par les quelque 3.000 salariés et 10.000 chercheurs associés à l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), un immense laboratoire de recherche situé de part et d'autre de la frontière franco-suisse.
Il s'agit en effet du plus grand centre international consacré au sujet, avec ses quatre anneaux « collisionneurs de particules », dont le plus grand, le « LHC » (Large Hadron Collider), fait aujourd'hui 27 kilomètres de circonférence. L'objectif : décomposer la matière, pour mieux l'étudier. Et dévoiler, peu à peu, les contours de nouvelles particules (à l'image du « Boson de Higgs », dont la découverte a été récompensée du Prix Nobel de physique en 2013).
Aujourd'hui, les scientifiques estiment connaître seulement 5 % de leur spectre, le reste étant qualifié de « matière noire ». Les recherches menées par le CERN, en continu pendant neuf mois de l'année, visent ici à élargir le champ des connaissances et éclaircir de nombreuses inconnues. Mais pour cela, encore faut-il pouvoir traiter et archiver un nombre colossal de données, représentant à ce jour près de 1,4 millions de cœurs de processeurs informatiques à travers le monde.