Au soir des élections européennes du 9 juin dernier qui ont donné le parti du Rassemblement national en tête, la dissolution annoncée de l'Assemblée nationale a bousculé les esprits et les certitudes. Que peut changer la montée d'un parti d'extrême droite au Parlement européen - même si cette mouvance politique ne sera pas majoritaire - et à l'Assemblée nationale, dans l'éventualité où les élections du 30 juin et 7 juillet, lui donnerait une majorité de sièges ?
« Du point de vue des acteurs que je rencontre depuis ce week-end, oui, l'inquiétude est élevée », confie Marc Chassaubéné, co-président de l'association French Tech One Lyon Saint-Etienne, qui mesure le pouls de l'écosystème. Avant de se concentrer sur le cas de sa propre organisation :
Créée en 2013 par l'impulsion du président de la République, Emmanuel Macron, la mission French Tech est devenue une administration rattachée à la Direction générale des entreprises chargée d'accompagner la structuration d'un écosystème de startups innovantes sur l'ensemble du territoire. Ce, au travers de 115 capitales et communautés qui développent des programmes d'incubation, d'accélération et soutiennent les startups dans leur internationalisation.