C'est une aide financière de 935.000 euros que va recevoir Ademabio. Une somme obtenue dans le cadre du plan France 2030, pourvu d'un volet territorialisé « France 2030 Régionalisé », qui vise à soutenir des projets collaboratifs de recherche et développement. De quoi permettre au consortium qui s'est constitué autour de ce projet dès 2021 de mettre au point ses films biosourcés et biodégradables. L'objectif : que ces produits puissent être utilisés en emballage alimentaire et qu'ils soient capables de bien se dégrader en compostage industriel mais aussi en centre de méthanisation (transformation de la matière organique en biogaz) .
Une manière de répondre à l'un des enjeux du changement de réglementation, applicable au 1er janvier, qui imposera le tri des biodéchets à tous les professionnels et les particuliers (loi antigaspillage de 2020).
« Nous avons constaté que les sacs plastiques ou de collecte réservés aux déchets organiques, c'est-à-dire les polymères compostables, n'étaient pas forcément bien dégradés en méthanisation, ils ne se fragmentent pas correctement. Et donc nous voulons améliorer la dégradabilité de ces matériaux. En clair, leur fin de vie, » résume en quelques mots Sami Zakarya, chef de projet chez Leygatech, l'entreprise qui pilote ADEMABIO.
Selon ce fabricant de films techniques (barrière aux gaz, anti-buée, respirabilité, opacité...) à destination des emballages alimentaires et pharmaceutiques, cela devrait permettre un meilleur cycle de vie de l'emballage et d'être plus vertueux écologiquement.