La biotech lyonnaise Netri, qui a tout juste débuté l'industrialisation de ses organes sur puces, vient de conclure un partenariat scientifique avec l'Anses afin de développer son algorithme d'évaluation des pesticides.
Pour cela, elle vient de conclure un premier partenariat de recherche avec l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), afin de développer sa technologie d'évaluation de la neurotoxicité des pesticides.
Le principe : l'Anses fournit à Netri une base de données comprenant les échantillons d'anciennes molécules soumises à autorisation (certaines ont été autorisées, d'autres non). En échange, Netri nourrit et développe son algorithme, qui porte la promesse d'être plus rapide que les tests aujourd'hui réalisés.
Développer une méthode d'évaluation des pesticides
Ces derniers s'appuient en effet sur des études bibliographiques et des tapis cellulaires, à raison d'une centaine de produits évalués par l'Anses chaque mois, expose Netri.
L'Anses explique, pour sa part, que le programme « vise à vérifier la pertinence des données de neurotoxicité produites par leur technologie d'organe sur puces d'un point de vue scientifique et réglementaire, ainsi que leur robustesse en matière de précision et de reproductibilité, et à développer les outils numériques d'intelligence artificielle permettant leur analyse », remarque dans un communiqué Guillaume Becker, chef de projet scientifique au laboratoire Anses de Lyon.
Avec ce projet, la start-up ambitionne quant à elle, à terme, d'accélérer les procédures d'évaluation grâce à ses « organes sur puces », déjà commercialisés pour d'autres types d'application (170 clients en oncologie, en vaccinologie et en dermatologie, pour 200 dispositifs produits chaque mois et un chiffre d'affaires d'1,2 million d'euros l'année dernière, sans avoir pour le moment atteint la rentabilité).
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