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Publié le 13 novembre 2008 à 09:45 - Mis à jour le 13 novembre 2008 à 09:45

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Quand on aime, on ne compte pas. » Appliqué à l'organisation d'un mariage, cet adage trouve ses limites lorsque l'on fait l'addition des dépenses et conduit certaines familles à s'endetter pour en faire un jour d'exception. Le Grand Salon du mariage, organisé par le groupe Mariée qui vient de se tenir le week-end dernier au Parc floral de Paris, était l'occasion pour les futurs époux et leurs familles de se faire une idée des prestations qu'ils souhaitent? Et du budget qu'il faudra y consacrer. Car il n'existe aucune étude sur la question, mais il suffit de consulter les nombreux sites de mariages sur Internet pour s'en rendre compte : difficile de dépenser moins de 100 euros par personne pour célébrer une union. Pour un mariage de 100 invités, ce qui est un cas courant, vous devez donc vous préparer à débourser 10.000 euros. Cependant, l'âge auquel on se marie étant de plus en plus tardif, les fiancés sont le plus souvent déjà dans la vie active et veulent rester maîtres de leur cérémonie. Conséquence : « les parents contribuent de moins en moins au financement », constate Sophie Alexandre, directrice du portail 1001mariages.com. Selon elle, « dans un contexte économique compliqué, le mariage constitue un outil de réassurance. C'est aussi un vecteur pour se positionner socialement, montrer ses valeurs? D'où l'importance d'y consacrer les moyens. » D'après les éléments recueillis auprès des prestataires du site, le plus gros poste de la cérémonie est constitué par le service de traiteur, avec 3.000 à 4.000 euros, suivi de la location de la salle : 1.500 à 2.000 euros pour 100 personnes. Au total, il faut compter 60 % du budget pour les seuls frais de réception. économies réduitesEt les « plans » économiques ne sont pas toujours ceux qu'on croit. Ainsi, si vous pensez réduire les dépenses en organisant votre mariage dans la maison de famille, en louant une tente et un parquet, sachez qu'avec la location du mobilier, de la vaisselle et l'ajout d'un éclairage adapté, vous atteindrez très vite les 4.000 euros pour 100 personnes. Quand un manoir ou un petit château vous en coûtera parfois seulement 2.000. Pour le service de traiteur, difficile aussi de faire baisser ses prix. Certains couples choisissent de s'approvisionner eux-mêmes en vins et champagne auprès de viticulteurs qu'ils connaissent et dont ils apprécient la production et les prix. Il faut savoir que, dans ce cas, le propriétaire de la salle est en droit de leur facturer un droit de bouchon, réduisant ainsi l'économie réalisée.casser sa tirelireReste plusieurs postes, qui, pris séparément, sont moins onéreux, mais qui finissent par constituer les 40 % restants du budget. Citons les faire-part, les frais de photographe, de décoration, les fleurs, les petits cadeaux aux invités, les dragées, l'animation musicale? Il semble d'ailleurs que ce soit plutôt là que vienne se loger les économies possibles. Virginie Souliard, chargée de la communication du Grand Salon du mariage, constate : « Nous n'avons pas ressenti de recherche d'économies de la part des futurs mariés. Pour le plus beau jour de sa vie, on se dit prêt à casser sa tirelire. Si une jeune femme doit aller une fois dans sa vie dans un institut de beauté, ce sera ce jour-là. En revanche, on entend beaucoup plus parler de faire soi-même? peut-être est-ce une façon plus élégante de ne pas avouer que son budget est serré ? En tout cas, il est clair que les prestataires sont mis en concurrence par les fiancés en quête du meilleur prix. » la robe de mariée, dépense symbolique du mariage, dont le coût moyen s'échelonne le plus souvent entre 700 et 2.500 euros selon 1001mariages.com ne souffre d'aucune restriction. « Le mariage reste un des événements majeurs de la vie et les clients sont prêts à dépenser des sommes importantes même s'ils recherchent pour beaucoup les meilleurs prix », explique-t-on chez Tati Mariage. Et, malgré une baisse sensible de ses premiers prix (ils sont passés de 59,90 euros en 2005 à 39 euros en 2008!), ce distributeur constate que les sommes dépensées par ses clientes sont plus élevées : 234 euros en 2008 contre 200 euros en 2005, les modèles « tendance » réalisant les meilleurs scores. En ces temps de crise, il reste encore des valeurs sûres ! P. E.

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