« Envoyer un message au pouvoir le 7 juin »

Marielle de Sarnez, invitée hier soir de « La Tribune »-BFM-Dailymotion, a jugé que les élections européennes du 7 juin serviraient bien évidemment à « envoyer un message au pouvoir ». La tête de liste du Modem en Île-de-France a souligné qu'il s'agissait aussi « d'élire de bons députés » et « d'agir comme un levier sur l'Europe » pour lui donner une orientation plus sociale.Au passage, la dirigeante centriste a dénoncé l'attitude des socialistes français, soulignant que les groupes du PPE (Parti populaire européen, conservateurs) et PSE (Parti socialiste européen) « gouvernent ensemble, se partagent la présidence du Parlement européen ». Évoquant les critiques formulées par le socialiste allemand Martin Schulz contre François Bayrou, Marielle de Sarnez a lancé qu'il « ferait mieux de convaincre ses amis socialistes de ne pas reconduire M. Barroso » à la tête de la Commission européenne.ConfrontationAu lendemain de la mobilisation syndicale du 1er mai, Marielle de Sarnez a jugé que la France reste un pays « où le dialogue social est insuffisant ». « En France, on a besoin de passer par des affrontements », a-t-elle noté en estimant que les séquestrations de patrons permettaient finalement aux salariés en colère d'être « reçus à Bercy ». Pour la responsable du Modem, le climat social « est extrêmement dégrad頻. « La désespérance est telle que je ne crois pas qu'on soit dans un contexte prérévolutionnaire. Il y a une colère rentrée extrêmement lourde », a- t-elle précisé, rejetant l'analyse faite il y a quelques semaines par l'ancien Premier ministre UMP, Dominique de Villepin.Marielle de Sarnez a évoqué le livre « Abus de pouvoir », réquisitoire anti-Sarkozy publié la semaine dernière par François Bayrou. Pour elle, on y voit « la confrontation de deux modèles, le modèle républicain français, qu'il convient de refonder, qui recherche l'égalité, et puis la rupture qu'a portée Nicolas Sarkozy avec ce modèle républicain ». Elle a cité en exemple la « dérive » contenue dans la réforme de l'hôpital, qui « met en cause la santé même des patients les plus démunis, les personnes âgées ». « Il faudra revenir dessus dans trois ans », a-t-elle dit. H. F.

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