Bravo Sarko !

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Sarkozy, l'homme qui a fait avancer l'Europe, le Titan qui a redonné confiance à la planète finance. Qui l'aurait cru ? C'est pourtant chose faite. Depuis des jours, rien n'y faisait. Paulson, Trichet ou Bernanke : les grands argentiers les plus galonnés de l'univers avaient beau déverser des dollars, par milliards, pour tenter de réanimer les marchés, personne n'y croyait. Le monde était engagé dans un scénario catastrophe que rien ne semblait pouvoir interrompre. Au bout du toboggan, le chaos généralisé menaçait. Puis vint ce 12 octobre et son sommet de l'Élysée. Divine surprise. Le plan européen concocté à cette occasion a été accueilli, hier, par un tonnerre d'applaudissements. Simple embellie peut-être. Une belle journée de répit, quand même, dans un octobre noir, un signe d'espoir en tout cas. Ce n'est pas un hasard. D'abord, parce que ce plan, c'est un plan radical. Il attaque le mal de partout - en cherchant à redonner confiance aux banques (pour qu'elles se prêtent à nouveau entre elles), à leurs déposants et à leurs clients. Il s'en donne les moyens, gargantuesques. Il n'hésite pas à écorner quelques dogmes - à réintroduire massivement l'État dans l'économie. À la guerre comme à la guerre ! Ce plan Sarkozy, c'est aussi un plan d'inspiration britannique - un copier-coller de celui de Gordon Brown. Dans la finance, ce qui vient de Londres brille toujours. C'est surtout un plan européen, adopté par la première puissance économique du monde. Mettre au point un tel plan n'était pas chose facile. Et c'est là que l'on ne peut que féliciter Nicolas Sarkozy. Président de l'Union européenne, il a démontré une nouvelle fois qu'il était un formidable gestionnaire de crise. Le président français n'est jamais aussi bon que dans ces climats de tensions extrêmes. Ses défauts sont, dans des situations de ce type, des qualités. Son pragmatisme, son obstination, son volontarisme politique et son goût du jeu personnel l'ont aidé. Ce plan était totalement improbable il y a huit jours. Ce n'est faire injure à personne que de soutenir que ni son prédécesseur à l'Élysée ni ses concurrents dans la course à la présidence n'auraient sans doute réussi à réunir quinze pays autour d'un plan aussi ambitieux. L'histoire montre que l'Europe n'avance que dans la crise. Encore faut-il que les dirigeants en place soient à la hauteur. Ce déclic qui allait faire revenir la confiance, les marchés en rêvaient, Nicolas Sarkozy l'a fait. Alors, même si la crise n'est pas finie : bravo, Monsieur le président !

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