« La valeur résiduelle de nos autos est un atout »

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Comment ont évolué vos parts de marché depuis le début de l'année ?Sur le marché de la location longue durée, nous sommes stables, avec 1.459 immatriculations à fin avril, soit + 0,5 %. Mais nous augmentons considérablement notre part de marché sur le segment premium : nous étions autour de 36 % l'an dernier, nous sommes désormais à 46 %. Sur l'ensemble des ventes aux sociétés, nous avons immatriculé 5.248 Audi au premier quadrimestre, soit une augmentation de près de 28 %. Quelle est votre stratégie concernant les loueurs de longue durée ?Nous voulons maintenir notre part de marché, tout simplement. Pour y parvenir, nous pouvons compter sur notre offre produit compétitive, avec des autos à faible niveau de CO2, dont la valeur résiduelle est plutôt bonne. Si bien que, lorsqu'un loueur de longue durée calcule un loyer pour nos modèles, on se retrouve presque au niveau d'une marque généraliste. Au final, même si le véhicule est plus cher, en termes de coût d'utilisation et de coût de détention, il est quasi équivalent à un modèle classique. Avec, en bonus, toutes les valeurs que peut véhiculer une auto du segment premium : Audi est une marque avec un vecteur d'image fort pour les entreprises. C'est aussi un outil de management en termes de valorisation, de motivation et de rémunération des collaborateurs. Justement, les mentalités évoluent : il est parfois plus difficile d'assumer un véhicule statutaire, surtout en période de crise. Cela ne joue-t-il pas en votre défaveur ?Audi Allemagne travaille depuis longtemps là dessus, et on a des produits qui conviennent bien à l'image que recherchent les entreprises, c'est-à-dire des véhicules relativement peu ostentatoires, de qualité, qui offrent de la sécurité et de la technologie. Des autos au caractère premium pas trop affiché, qui ne heurtent ni en interne (vis-à-vis des collaborateurs, du comité d'entreprise, des syndicats?), ni en externe (fournisseurs et clients). Nos véhicules passent plutôt bien en termes d'image auprès des entreprises qui associent leur image à la nôtre. Comment ressentez-vous l'impact du ralentissement économique ?À vrai dire, pour l'instant on ne le sent pas trop. Malgré tout, nous sommes toujours dans l'incertitude : à partir du moment où vos clients licencient, il est évident que le renouvellement de parc va être plus faible, et s'il y a moins de collaborateurs, il y a aussi moins de véhicules de fonction. Mais, là encore, la valeur résiduelle de nos autos est un atout. Audi travaille sur des modèles hybrides. On peut imaginer qu'ils auront une importance forte dans les ventes aux flottes ?À terme, oui, sans aucun doute. Il y a une forte attente des clients société, particulièrement des grosses flottes, qui se montrent curieux et nous posent des questions au sujet de la politique Audi en termes de véhicules électriques et hybrides. Ceci posé, on ignore encore quelle sera la part de transformation : nous manquons de visibilité. Mais, pour nous, ce n'est pas un handicap, car les grosses entreprises raisonnent en termes de fiscalité. Et, sur ce point, notre offre est performante grâce à ses faibles émissions de CO2.

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