Bonnes nouvellesUn vent (modéré) d'optimisme continue de so...

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Bonnes nouvellesUn vent (modéré) d'optimisme continue de souffler sur les marchés actions. Personne ne croit au miracle, certains redoutent même une brutale désillusion mais, pour le moment, tout le monde s'accroche aux résultats du premier trimestre publiés bien meilleurs qu'attendus. Bien meilleurs, on le sait, aux États-Unis avec un taux de « bonne surprise » (résultats publiés supérieurs aux attentes) de près de 65 %, qui a nourri le spectaculaire rebond des Bourses à partir du mois de mars. Et bien meilleurs aussi en Europe, comme le confirme une toute récente étude d'UBS : 53 % des 198 sociétés européennes passées en revue ont annoncé des résultats supérieurs aux attentes contre 44 % qui ont déçu (et 3 % en ligne). Ce qui porte le taux net de « bonne surprise » à 8 %, le niveau le plus élevé constaté depuis le troisième trimestre 2008. Ce sont les grandes capitalisations qui s'en sortent mieux, avec un taux de bonne surprise de 58 % (20 % en solde) ou les secteurs les plus défensifs, comme l'énergie, les services collectifs ou la pharmacie. Ce n'est pas encore le beau fixe mais cela confirme que la vague historique de révision à la baisse des profits, déclenchée dans la foulée des résultats catastrophiques du quatrième trimestre 2008, commence enfin à s'atténuer. Et, pour les marchés, cette rupture de tendance vaut de l'or. Alors que le consensus avait pratiquement divisé par 50 % ses prévisions de résultats pour 2009 au plus fort de la tempête, on peut désormais espérer une certaine stabilisation. Pour l'heure, le consensus table sur un recul de 17 % des profits sur l'année : une estimation qui ne met les marchés pas à l'abri de nouvelles dégradations ? les experts d'UBS tablent ainsi sur une baisse des profits de l'ordre de 25 % ? mais qui éloigne le risque d'une nouvelle révision drastique, d'autant que le scénario d'une amorce de reprise économique au second semestre se fait jour. Ces filets de sécurité peuvent paraître bien minces mais ils encouragent un timide retour en Bourse.Par Éric Benhamou,Rédacteur en chef adjoint à «?La Tribune?».

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