Européen et francophile

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Représentant de la cinquième génération de la famille Solvay allié à une autre grande famille belge richissime, Daniel Janssen aurait pu se contenter de vivre de ses rentes, mais il a préféré reprendre les rênes de l'un des principaux groupes industriels belges. Descendant de l'une des filles du fondateur, il est, à soixante ans, président du comité exécutif de Solvay depuis dix ans. Ingénieur civil spécialiste de la physique nucléaire, cet homme élégant, à la distinction très britannique, a complété sa formation par un MBA à l'université d'Harvard, quand ce n'était pas encore la mode. Passionné aussi bien par les arts que par les affaires de relations internationales, Daniel Janssen participe de longue date aux réflexions et aux travaux des grandes institutions mondialistes. Il faisait partie des fondateurs du Club de Rome en 1966 ; depuis 1970, il participe au comité Bilderberg et, depuis 1973, il est membre de la Commission trilatérale. Ce président affable et souriant est également l'un des animateurs de l'European Round Table, une association qui regroupe une quarantaine de patrons de haut niveau, présidée il y a peu par Jérôme Monod (Lyonnaise des Eaux) et actuellement par Helmut Maucher (Nestlé). Il contribue également activement au rayonnement de la chimie en Europe à la tête du Cefic, dont il vient de céder la présidence à Jacques Puechal, d'Elf Atochem. Admirateur de la France, Daniel Janssen a fait entrer cette année à son conseil d'administration une figure de référence du capitalisme français, Edouard de Royère, l'ancien patron d'Air Liquide, avec lequel le groupe Solvay entretient depuis longtemps des partenariats industriels.

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