Vodafone débauche un dirigeant de Microsoft

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Mardi matin, Pieter Knook présentait à Barcelone, devant 300 journalistes du monde entier, la stratégie de Microsoft dans la téléphonie mobile. Hier, le désormais ex-patron de la division mobile du groupe américain était nommé à la tête de la nouvelle division créée par Vodafone pour développer ses services Internet. Si on doit reconnaître que Pieter Knook aura fait son travail jusqu'au bout (il prendra réellement ses fonctions le 10 mars prochain), le départ brutal de ce vétéran de Microsoft (dix-sept ans de maison) est assez emblématique des changements que vit actuellement le secteur de la téléphonie mobile. En effet, ce marché qui auparavant ne faisait que des recrutements endogames est aujourd'hui tenu d'élargir son horizon à ce qui demain fera sa croissance : les applications et les services.Arun Sarin, le directeur exécutif de Vodafone, a bien compris le message (voir " La Tribune " du 13 février). Si les opérateurs et les équipementiers ne veulent pas que les revenus générés par les nouveaux services tombent dans l'escarcelle des Google, Yahoo et autre Microsoft, ils doivent être capables de produire et de commercialiser leurs propres solutions. Avec la création de Vodafone Internet Services, l'opérateur britannique n'a d'ailleurs pas caché ses intentions : " développer de nouveaux services Web grand public pour les téléphones mobiles ". Mais aussi récupérer une partie des recettes publicitaires qui devraient accompagner ses nouveaux services.GUERRE DES CONTENUSNéanmoins, Vodafone n'est pas le seul à faire évoluer son modèle économique. Son grand concurrent français, Orange, a également fait du contenu l'un des axes stratégiques de son développement. À tel point qu'il n'a pas hésité à mettre sur la table plus de 200 millions d'euros pour acquérir une partie des droits du foot et qu'il a créé une entité dédiée à la production cinématographique. Quant aux équipementiers, ils essayent aussi d'exister sur ce marché à l'image de Nokia qui a lancé sa plate-forme multimédia, Ovi.

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