Google a retrouvé sa fringale d'acquisitions

À peine effleuré par la crise, Google a rapidement repris du poil de la bête. Dès septembre, son PDG, Eric Schmidt, a annoncé le retour du moteur de recherche sur le terrain des acquisitions au rythme d'une par mois pour des entités de petite taille et d'une ou deux par an pour les structures plus importantes. Promesse tenue. Le moteur de recherche a bouclé sa huitième opération en six mois. Il vient de reprendre pour un prix non communiqué Picnik, un éditeur de photos en ligne, qui permet de retoucher les images. La société, âgée de 5 ans, compte vingt salariés et travaillera avec Picasa, l'outil de gestion de partage des photos de Google. Jusque-là, Picnik était l'éditeur de photos de Flickr, propriété de Yahoo et concurrent de Picasa. Reste à savoir si le portail Internet n'aura pas à retrouver rapidement un autre partenaire. Quelques jours avant Picnik, Google déboursait 50 millions de dollars pour Aardvark. Ce réseau social promet aux internautes de répondre à leurs questions en les mettant en relation avec des amis et des amis d'amis. Au même moment, Google mettait la main sur ReMail, un service d'e-mails pour iPhone.Diversité d'achatsLe moteur a démarré les hostilités en septembre avec la reprise de ReCaptcha, une technologie de sécurisation contre les spams et d'aide à la numérisation des ouvrages. ReCaptcha permet ainsi de distinguer un internaute « humain » d'une machine en lui demandant d'identifier des lettres déformées. Il enchaîne ensuite quatre acquisitions. Teracent, spécialisée dans l'affichage publicitaire en ligne, et Appjet (traitement de texte en ligne) sont tombés dans son escarcelle de Google. Gizmo5, une solution de voix sur Internet (VOiP) pour mobile, est repris pour 33 millions de dollars.Mais AdMob, la régie publicitaire pour mobile payée 750 millions de dollars, reste sa plus grosse opération. 2009 a également été marquée par l'achat d'On2 (solution de vidéo compression) pour 106 millions de dollars. Cette boulimie d'achats suit une période de vaches maigres pour Google, traditionnellement friand d'acquisitions. Seules deux opérations mineures ont ponctué 2008. En 2007, il avait ajouté seize sociétés à son arc, avec en point d'orgue la régie publicitaire DoubleClick, pour laquelle il a déboursé 3,1 milliards de dollars. Sandrine C

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