Salade de feta à la françaiseÀ ceux qui s'étonneraient de vo...
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Salade de feta à la françaiseÀ ceux qui s'étonneraient de voir les Grecs vivement protester contre le plan de rigueur de 4,8 milliards d'euros que leur impose leur gouvernement, quelques rapides calculs, réalisés par l'économiste de l'OFCE Mathieu Plane, permettront de mieux appréhender la réalité grecque. Appliqué en France, le plan de rigueur proposé par Athènes se traduirait par quelque 40 milliards d'euros de restrictions budgétaires et d'augmentations d'impôts. Soit 20 milliards de hausses fiscales diverses et l'équivalent en baisse des dépenses, selon la répartition grecque. La baisse de 200 millions dans le budget de l'Éducation nationale hellénique signifierait en France un abaissement de 1,7 milliard d'euros des crédits de M. Chatel. Soit une diminution de 3 %, alors que les crédits votés pour 2010 affichent en réalité une augmentation de 1,5 %. Le gouvernement grec a également taillé dans les dépenses d'investissements publics. L'amputation sur ce poste de 500 millions d'euros en Grèce correspondrait à une baisse de 4 milliards chez nous. Les Grecs vont également subir une hausse de leur TVA de 2 points, passant de 19 % à 21 %. Appliquée à l'Hexagone, la mesure entraînerait une hausse des prix à la consommation de plus de... 18 milliards d'euros. R. J.
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