Scandale de la dioxine : Berlin réclame des sanctions sévères

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Berlin a appelé à sanctionner sévèrement les responsables du scandale à la dioxine, qui a conduit la Corée du Sud, la Russie et la Slovaquie à prendre des mesures contre les importations de viande et d'oeufs allemands et poussé 21 % des Allemands à renoncer à manger des oeufs. « La justice doit intervenir avec sévérité », a lancé la ministre allemande de l'Agriculture, Ilse Aigner, dans un entretien au journal « Bild am Sonntag », soupçonnant un « manque de scrupule effrayant » dans cette affaire.La situation s'est toutefois détendue outre-Rhin. Près de 3.000 élevages allemands, qui avaient été obligés de suspendre leurs livraisons, pouvaient à nouveau reprendre leur activité dimanche soir. « Il ne reste plus que 1.470 élevages suspendus de livraison sur les quelque 4.400 » suspendus au départ, a indiqué le ministère de l'Agriculture de Basse-Saxe, où se situent de nombreuses exploitations. Ilse Aigner s'est toutefois gardée de sonner la fin de l'alerte. « Ce serait prématuré », a-t-elle souligné. La dioxine est un résidu de combustion industrielle ou naturelle qui peut, à haute dose, provoquer le cancer.Le parquet a ouvert une enquête pour infraction à la législation sanitaire contre le patron de Harles und Jentzsch, une entreprise allemande, qui a livré en novembre et décembre des graisses contaminées destinées à la fabrication d'aliments pour animaux. Ce dernier s'est défendu d'avoir utilisé des « graisses non autorisées » et a assuré ne pas savoir d'où provenait la contamination. Des soupçons d'escroquerie et de fraude fiscale ont cependant aussi été formulés contre lui. « Beaucoup de choses laissent à penser que l'entreprise a trompé ses clients et a transformé des acides gras de faible qualité en aliments pour le bétail chers », a déclaré le ministère de l'Agriculture de Basse-Saxe. La Fédération des agriculteurs allemands envisage de demander une aide financière pour les éleveurs obligés de suspendre leurs livraisons en raison de cette affaire. S. SA avec AFP

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