Le nouveau président chilien met la priorité sur la reconstruction

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Une croissance économique de 6% pour le Chili, comme entre 1985 et 1995. Voici ce que promettait le candidat Sebastian Piñera dans sa campagne pour la présidentielle. Victorieux, il a minimisé les performances de l'équipe au pouvoir et même admonesté le Congrès sur le déficit budgétaire. Il devrait se creuser et atteindre 4,5 % du PIB en 2010. « Cela ne doit pas se renouveler », avait dit l'élu. Mais c'était avant le tremblement de terre de la fin février. Depuis, Sebastian Piñera a annoncé, avant même sa prise de fonction, jeudi, qu'il enverrait au plus vite un additif au budget 2010, afin d'intégrer les coûts de reconstruction. « Nous nous attendons à un déficit budgétaire de l'ordre de 4,5% du PIB », prévoit Alberto Ramos, économiste chez Goldman Sachs. Les dégâts causés aux seules infrastructures de base (hôpitaux, ponts...) sont estimés à 4, 8 milliards de dollars. En outre, la reconstruction de 500.000 logements pourrait coûter environ 20 milliards de dollars, a estimé le nouveau président. Et la réparation des hôpitaux devrait majorer la note de 5 milliards de dollars. « On peut encore parler de discipline budgétaire, plaide l'économiste de Goldman Sachs, du fait que ces dépenses seront très productives. » Selon lui, le nouveau budget que prépare Piñera devrait inclure des avantages fiscaux aux entreprises afin de les inciter à réinvestir, ainsi que des transferts sociaux accrus vers les familles, pour préserver leur pouvoir d'achat. Et ce, d'autant plus que certains pans de l'économie affectés, comme l'agriculture et une partie de l'industrie, seront sans doute destructeurs d'emplois.optimisme« La destruction de capital physique en raison du tremblement de terre aura un impact négatif sur la croissance cette année », estime Alfredo Coutino, économiste chez Moody's-Economy.com. Pour ajouter : « Nous nous attendons ainsi à une réduction de la croissance de 1 point par rapport à notre prévision initiale de 5 %. Pour l'an prochain, nous tablons en revanche sur une croissance de 5 % à 6 %, grâce au processus de reconstruction. » Le nouveau président se veut quant à lui optimiste dès cette année, et maintient sa promesse de croissance d'environ 6 %.

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