Q comme QE3
La Tribune
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Faire tourner la planche à billets, via des achats de titres de dette publique - ce que l'on appelle l'assouplissement monétaire quantitatif - est une spécialité des banques centrales anglo-saxonnes depuis l'explosion de la crise économique et financière. Et singulièrement de la Réserve fédérale américaine. Après avoir acquis 300 milliards de dollars d'emprunts d'État et 1.250 d'autres actifs notamment hypothécaires, entre mars 2009 et mars 2010, la Fed a lancé le 3 novembre dernier un QE2, portant sur 600 milliards d'achats de dette supplémentaires d'ici à fin juin. Un mois plus tard, son président Ben Bernanke a émis l'hypothèse d'une augmentation de ce programme, « si nécessaire », autrement dit la possible mise en place d'un QE3. Il faudrait néanmoins que la situation de l'économie américaine se dégrade au-delà de ce qui semble aujourd'hui envisageable pour que la banque centrale de Washington, qui essuie des critiques tous azimuts, procède à cette troisième vague. Elle ne l'a même pas mentionné dans le communiqué final de sa dernière réunion de l'année le 14 décembre. I. C.
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