Z comme zone euro
La Tribune
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Un, deux, trois euros : ce n'est pas le montant du fonds de soutien aux pays européens en difficulté. Il est de 750 milliards d'euros, et sera sans doute abondé à l'avenir. Non, il s'agit de la zone euro, qui pourrait éclater en trois : un euro fort allemand, un euro français, et un euro faible des pays du Sud. Si les autorités européennes se refusent à envisager ce scénario noir, le tabou a volé en éclats. L'année 2011 verra-t-elle le retour des dévaluations compétitives ? Les crises grecque puis irlandaise ont mis en lumière les limites de l'union monétaire actuelle, lancée sans possibilité de sécession ou d'exclusion d'un membre, ou encore sans dispositif de solidarité entre les pays émetteurs de dette. Face à la crise, faut-il, à court ou à moyen terme, restructurer la dette de certains pays, voire organiser un défaut ? Ou au contraire créer un mécanisme d'assistance permanent ? Faut-il enfin résoudre le problème des pays « risqués », en lançant des eurobonds ? À moins que l'année 2011 ne voie émerger un système de surveillance, assorti de sanctions, vis-à-vis des pays qui font l'économie d'une discipline budgétaire. À l'union monétaire s'ajouterait alors une union budgétaire. L. J. B.
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