Singapour et Sydney ont lancé la course à la taille critique en dévoilant leur projet de fusion

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Etre perçu parmi les tous premiers centres financiers internationaux qui comptent, pour être incontournable, dans une région Asie Pacifique à forte croissance : telle est l'une des motivations de la première fusion transfrontalière de Bourses annoncées en Asie. En octobre dernier, les opérateurs boursiers Singapore Exchange et Australian Stock Exchange (ASX) ont annoncé leur intention de se rapprocher, sous la forme d'un rachat du second par le premier pour 8,3 milliards de dollars américains. Face à Hong Kong ou Shanghai, Singapour a opté pour une opération de croissance externe qui pourrait lui permettre de gonfler encore son bassin naturel d'investisseurs institutionnels et de présenter la deuxième place de la région par le nombre de ses sociétés cotées (derrière Bombay). La course à la taille est lancée en Asie, et pas seulement sur le compartiment des actions. L'annonce de ce mariage n'a toutefois pas soulevé l'enthousiasme généralisé parmi les australiens. Certains parlementaires se sont émus d'une éventuelle perte de souveraineté. Mardi matin, à l'occasion de la publication des comptes trimestriels de Singapore Exchange, son directeur général, Magnus Bocker (qui a déjà mené à bien bon nombre de rachats au travers d'OMX, racheté en 2007 par Nasdaq), a indiqué que le calendrier suivait son cours. L'autorité australienne de la concurrence a fait savoir à la mi décembre qu'elle ne s'opposerait pas à la fusion. Et les deux groupes travaillent aujourd'hui à la préparation de leur dossier pour le conseil australien en charge des investissements étrangers (le Foreign Investment Review Board, FIRB). Modification de la loi« Nous avons reçu beaucoup de questions détaillées de la part du FIRB. Nous nous attelons maintenant à répondre minutieusement à ces questions. Dès que ce sera fait, nous soumettrons notre dossier au FIRB, a-t-il précisé. Je pense que cela prendra quelques semaines ». Une fois cette étape franchie, il faudra convaincre les parlementaires australiens d'accepter une modification de la loi pour lever le plafond des investissements étrangers fixé à 15 % du capital. En décembre, le patron de l'ASX, Robert Elstone, avait estimé que la transaction pourrait être bouclée au plus tôt en mai-juin. Ce mardi, Magnus Bocker a simplement estimé qu'elle devrait l'être en 2011. C. FR.

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