Blachère Illumination prépare un nouveau saut technologique

Comme tous les ans à la même période, l'avenue des Champs-Elysées va briller de mille feux pour les fêtes de fin d'année. Des illuminations que l'on doit à Blachère. La société a une nouvelle fois remporté l'appel d'offres de la ville de Paris pour ce prestigieux projet aux chiffres éloquents : 4 km de long, 450 arbres à décorer et une attente énorme du public. Un beau succès pour cette entreprise familiale, créée par Jean-Paul Blachère à Apt (Vaucluse), qui a démarré avec une activité de sonorisation, avant de se lancer sur le marché des illuminations, au début des années 1970. Une première réalisation à Brest permet à Blachère Illumination de se faire connaître pour la qualité de ses décors, utilisant encore des ampoules à douille. Très vite, les projets affluent et, aujourd'hui, la société réalise les illuminations de près d'une ville sur deux en France. « En quarante ans, nous avons réussi à développer une vraie marque qui nous permet d'être leaders sur le marché européen, même si la concurrence est très forte, explique Christine Blachère, responsable de la communication et du marketing de l'entreprise. Alors que chaque pays a sa spécialité lumineuse, nous avons imposé une manière de faire, un design, des produits. »Capacité d'innovationUn succès en grande partie basé sur la capacité d'innovation de Blachère. C'est ainsi que, en 1987, l'entreprise propose le fil lumière. « Alors qu'on n'avait jusque-là que des points de lumière, on pouvait désormais dessiner. Cette technologie, découverte par mon père à Hong Kong, nous a donné une vraie avance et nous a permis de gagner des projets comme celui réalisé pour l'Exposition universelle de Séville. » Avec les années 2000 et l'apparition des diodes électroluminescentes (LED), Blachère Illumination saute un nouveau pas technologique et commercial et ouvre ses premières filiales en Europe. Pour Christine Blachère, le prochain saut en matière de technologie viendra de la vidéo, liée à l'utilisation de LED RVB (rouge, vert, bleu). « Lorsqu'on les met côte à côte, on peut recréer tout le prisme de couleurs et les piloter à partir de cartes mémoires flash. Tout change alors : on peut transformer une façade en écran avec un coût dix fois moindre. Même si la définition est moins fine que pour un écran de concert par exemple, l'effet est incroyable ! ». Blachère va ainsi réaliser deux gros chantiers avec cette technique, à Séoul, en Corée, et à Paris pour le BHV. Le magasin va projeter sur la grande marquise de la rue de Rivoli films, vidéos, animations pour les fêtes. « On est encore au début et les coûts de développement sont énormes, reconnaît Christine Blachère. Au début, nous achetions les produits finis en Chine. Maintenant, nous sommes à l'origine du perfectionnement des produits. » L'entreprise a ainsi formé son équipe de création (une douzaine de personnes, soit 10 % des effectifs) à la vidéo pour anticiper cette révolution. De quoi soutenir la croissance du chiffre d'affaires (65 millions d'euros dont 50 millions en France) et préparer la prochaine évolution technique.

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