Les Verts veulent lier écologie et emploi en Île-de-France

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Les candidats d'Europe Écologie en Île-de-France entendent occuper résolument le terrain de l'économie. En attendant de dévoiler leur programme, le 2 février, ils ont présenté, jeudi, une enquête démontrant que la conversion écologique de l'économie serait pourvoyeuse d'emplois. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur une étude réalisée par Philippe Quirion, chercheur au CNRS. Avec un objectif très clair : démontrer toute la crédibilité économique et l'ambition du projet « Vert ». En creux, il s'agit ainsi de répondre à ceux qui les accusent de prôner la « décroissance » pour tout programme. « C'est un faux débat », a assuré Pierre Larrouturou, tête de liste dans les Hauts-de-Seine, selon lequel « on n'a pas le choix » : « Est-ce qu'on attend 2015-2020 pour se prendre le mur de la récession mondiale qui sera entraînée par la hausse inévitable du prix de l'énergie ? » s'interroge l'ex-membre du conseil national du Parti socialiste.Selon l'enquête présentée hier par l'eurodéputé Europe Écologie Pascal Canfin, une réduction des émissions de CO2 en Île-de-France d'ici à 2020 entraînerait potentiellement dans toute la France (certains matériaux étant fabriqués hors de la région parisienne) une création nette d'emplois comprise entre 22.000 et 164.000 emplois. Étant donné que plus les émissions seraient réduites, plus nombreuses seraient les créations d'emplois : le potentiel serait d'un minimum de 22.000 emplois avec une réduction de 10 % des émissions de CO2 et un baril de pétrole à 80 euros, tandis qu'il atteindrait un maximum de 164.000 emplois avec l'hypothèse d'une réduction de 40 % des émissions de CO2 et un baril à 120 euros. La plupart de ces emplois seraient liés à la construction et aux travaux d'isolation des bâtiments existants, ce qui nécessiterait une vaste action de formation des personnels concernés.alternanceLes candidats d'Europe Écologie le reconnaissent : la mise en oeuvre de cette politique ne sera pas du ressort d'une politique régionale. « Ceci n'est pas une feuille de route régionale », a expliqué ainsi Pascal Canfin, renvoyant plutôt à une alternance politique nationale en 2012. « Mais la question est : est-ce que la région est un boulet, ou bien un acteur de cette mobilisation ? » Et pour les candidats d'Europe Écologie, ni la liste UMP, ni celle de Jean-Paul Huchon ne sont convaincantes en la matière. S. T.

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