La compagnie française pousse ses pions en Russie
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Quatre ans après l'entrée d'Aeroflot dans l'alliance d'Air France-KLM Skyteam qui regroupe aussi Delta, Alitalia ou Korean Air, la compagnie tricolore va tout juste en tirer les premiers vrais bénéfices. Et étendre ses ailes sur le marché intérieur russe, au très fort potentiel.à partir du 28 mars, Air France va enfin pouvoir commercialiser des vols en Russie autres que Moscou, qu'elle dessert au départ de Paris en partenariat avec Aeroflot. En effet, grâce à un accord de « code-share » avec le transporteur russe signé ce mardi à Paris par le directeur général d'Air France-KLM Pierre-Henri Gourgeon et le PDG d'Aeroflot Vitali Saveliev, elle va pouvoir inscrire son code (AF) vers six destinations russes (Khabarovsk, Novosibirsk, Krasnoyarsk, Irkutsk, Yekaterinburg et Nizhnevartosvsk) exploitées par Aeroflot au départ de Moscou. Ces vols seront en correspondance avec ceux en provenance de Paris. En contrepartie, la compagnie russe pourra placer son code sur les vols d'Air France entre Paris et Strasbourg, Lyon, Marseille et Lisbonne. sécurité assuréeAujourd'hui, les conditions demandées en 2006 par Air France pour développer des vols intérieurs vers la Russie sont réunies : qu'Aeroflot mette en place un système de correspondances (hub) ; que le réseau intérieur soit développé (ce sera favorisé par la fusion d'Aeroflot avec six compagnies russes) et que les vols intérieurs sur lesquels Air France mettrait son code soient assurés par des avions occidentaux. Les six lignes en « code-share » seront exploités en Airbus A320 ou en Boeing 737. L'accord peut s'étendre à terme à une vingtaine de villes russes. L'objectif d'Air France est de reprendre du terrain face à Star Alliance (Lufthansa, United...) qui, sans avoir de partenaire russe, dispose d'un puissant réseau vers la Russie au départ des hubs de Lufthansa (Francfort, Munich) et d'Austrian (Vienne). Fabrice Gliszczynsk
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