L'Espagne se reprend mais n'échappe pas à la conjoncture internationale

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Les tensions autour de l'Espagne se sont relâchées. Le prix de la dette tend à baisser, malgré la hausse enregistrée lors de la dernière émission à trois mois, le 25 février. De même, l'indice boursier de référence Ibex 35 a, pendant quelques jours en février, dépassé la barre des 11.000 points perdue en avril 2010.Le pays est l'un des derniers de l'Union européenne à être encore en récession avec une baisse de 0,1 % du PIB en 2010, mieux que celle de 0,3 % que prévoyait le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero.La consommation des ménages, qui a augmenté de 1,3 % en 2010, et la reprise des exportations, en hausse de 10,3 %, expliquent ce léger mieux. Toutefois, avec un taux d'inflation de 3 % en janvier, la reprise de la consommation reste incertaine d'autant que les salaires continuent à baisser, et que le taux de chômage est de 20,3 %.La réduction des dépenses publiques, de 0,7 %, est l'un des principaux facteurs de la baisse du PIB l'an dernier. Elle est le fruit de la politique d'austérité qui a notamment conduit le gouvernement socialiste à réduire de 5 % le salaire des fonctionnaires, à geler les retraites en 2011 et à renoncer à certaines politiques sociales jugées coûteuses.Le chef de l'exécutif a expliqué jeudi sa politique sociale aux députés, dont les dernières réformes concernent les retraites et des politiques actives pour l'emploi. Il a rappelé les avancées menées sous ses deux mandats. Une « blague » selon Mariano Rajoy, le chef du parti d'opposition de droite Partido Popular (PP), au vu des dernières coupes budgétaires. Le PP est donné vainqueur aux élections locales du 22 mai prochain, avant les législatives de mars 2012. Gaëlle Lucas, à Madrid

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