« C'est un travail de coordination »

Gil Arias Fernandez, directeur adjoint de Frontex (*)Comment se déroule une « patrouille Frontex » ?C'est d'abord un travail de coordination. Avant la patrouille, il y a une analyse approfondie des risques en fonction des flux migratoires, des filières connues. Puis nous proposons au pays le plus concerné d'héberger une opération et nous invitons les autres à s'y joindre. Dans la phase opérationnelle, nous contrôlons que chacun respecte le plan des opérations. Mais les navires, les hélicoptères, tous les moyens mis en oeuvre restent sous le contrôle de chaque pays participant. L'Arago [patrouilleur français, Ndlr] est sous commandement de la marine française.Où se déroulent vos opérations les plus importantes ?Nous avons deux missions permanentes : Poséidon dans l'est de la Méditerranée, en Grèce, en Bulgarie, et Hera, dans l'Atlantique, dans la zone qui sépare les Canaries de la Mauritanie et du Sénégal. Nous allons en lancer deux autres : Kronos, entre la Libye, l'Italie et Malte, et Hermès, du côté de la Sicile et de la Corse.Pourquoi ouvrir un centre opérationnel au Pirée ?Pour être plus proche des opérations. Si l'expérience s'avère convaincante, nous envisageons de nous implanter en mer Noire, dans l'ouest de la Méditerranée et dans la Baltique.(*) Directeur adjoint de l'Agence chargée de la coordination de la surveillance des frontières extérieures de l'Union européenne.Gil arias fernandez, frontex (*)

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