Roselyne Bachelot veut amadouer les médecins

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L'opération reconquête du corps médical par la droite a commencé. Après Nicolas Sarkozy qui a reçu à déjeuner à l'Elysée douze généralistes «de base» la veille du second tour des régionales, c'est Roselyne Bachelot qui tente de renouer le dialogue avec les médecins libéraux. Depuis des mois, ceux-ci s'estiment en effet déconsidérés par l'actuel gouvernement. Ce week end, lors de son intervention devant le congrès de MG-France, l'un des principaux syndicats de généralistes, la ministre de la Santé a donc affirmé vouloir «lever des malentendus». Elle a annoncé que certains décrets de sa loi hospitalière de 2009 imposants des contraintes aux généralistes, en particulier en matière de garde et de vacances, «pourraient être revus et assouplis». Elle a aussi accepté de repousser à septembre les élections professionnelles chez les libéraux, une revendication de certains de leurs syndicats. Ce mardi, elle présentera aux côté de Michel Mercier, son collègue de l'Aménagement du territoire, la mise en place de «maîtres de stages» chargés d'inciter les étudiants à s'installer comme généralistes, en particulier dans les zones sous-médicalisées. Cette initiative intervient au lendemain d'une nouvelle journée d'action des généralistes, appelés par MG-France à faire la grève de la télétransmission des feuilles de soins à l'Assurance-maladie, et à quelques jours d'une nouvelle journée de fermeture des cabinets médicaux, prévu le 8 avril. concertationRoselyne Bachelot devrait également préciser ce mardi les modalités de la concertation avec les médecins annoncée par le chef de l'Etat lors de son intervention après le conseil des ministres du 24 mars. «Le temps n'est pas aux rustines en la matière, mais à des décisions structurelles», avait ajouté Nicolas Sarkozy. Sauf que les généralistes, attendent surtout un geste financier en signe de reconnaissance : l'augmentation immédiate d'un euro de la consultation, qui passerait de 22 à 23 euros. Une promesse faite selon eux dès 2007 mais qui couterait 250 millions d'euros par an à la Sécu ! Or, il y a peu de chance que Bertrand Fragonard, le haut fonctionnaire chargé par l'Etat de proposer des avenants à la convention médicale qui a pris fin en février, reprenne cette revendication dans son projet. Celui-ci est attendu d'ici au 15 avril. P. C.

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