Rendu célèbre par les réponses originales que l’écrivain y a apportées en 1890, le questionnaire de Proust est devenu un incontournable. Tout l’été, des personnalités ont accepté de se prendre au jeu en répondant à dix des trente-cinq questions du test original de la fin du XIXe siècle.Cette semaine, Guy Savoy a délaissé ses recettes pour nous en dire un peu plus sur les ingrédients qui fourmillent dans sa tête.Mon occupation préférée
Le restaurant, bien sûr, où le temps passé est un mélange de travail avec beaucoup de plaisir et d'échanges avec tout autant de plaisir. Ce qui permet de traîner le soir parfois jusqu'à une heure matinale (1 heure ou 2 heures). Le temps libre est réservé aux grands espaces, la montagne en particulier.
Ce que je voudrais être
Ce que je suis. Un cuisinier qui s'éclate, en prise directe avec les artisans de la terre et de la mer, aux côtés de mes équipes et en complicité avec les convives.
Mon état d'esprit actuel
Toujours ce besoin de rester jeune. Les ingrédients : des fournisseurs passionnés, des jeunes collaborateurs enthousiastes et la moyenne d'âge des convives qui ne cesse de baisser.
Mon rêve de bonheur
Les deux précédentes réponses avec une échéance qui dépasserait les 100 ans.
Quel serait mon plus grand malheur
Je préfère ne pas y penser. Les « ouvertures » m'ont toujours plus intéressé que les « fermetures ».
Ce que je déteste par-dessus tout
L'inefficacité et le manque de loyauté. J'ai besoin de vivre en complicité.
Le don de nature que je voudrais avoir
La nature est éternelle alors pourquoi pas ?!
Ma devise
Elle est pas belle, la vie ?!
Mon principal défaut
M'adresser aux gens comme s'ils étaient au courant de tout. Mais je me calme.
Comment j'aimerais mourir
Assassiné à 120 ans par un mari jaloux [rires].
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel