La chronique de François Simon. Wani, le discret retour de Sugio
François Simon
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Cette semaine, François Simon a testé Wani, à Paris.
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Cette semaine, François Simon a testé Wani, à Paris.
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ll appartient à cette catégorie de « chefs » qui nous font aimer la cuisine. Sans doute parce qu'il n'est précisément pas « chef ». Il officiait il y a quelques années au restaurant Botanique, non loin de la place de la République à Paris. Lui, c'est Sugio Yamaguchi, cuisinier discret au talent véritable. Tellement discret que le brave Guide rouge, pourtant soucieux de suivre les bonnes adresses que les autres guides découvrent avant lui, ne l'avait jamais calculé.
Pas grave, cela nous évitait une clientèle regardante, jaugeant avec des exigences d'instituteur. Car Sugio est un jeune homme libre, soucieux de cuisine et de ce qui l'entoure. D'où sans doute le nom de cette adresse entre coffee-shop et salon de thé, Wani, illustré par un chien enroulé sur lui-même évoquant les personnes qui l'entourent, l'aiment, l'intéressent.
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Cette communauté comprend aussi bien sa compagne, Mizuho, qui réalise de belles céramiques (en vente sur place), que Philippe, l'ébéniste de la Chéraille, près de Rambouillet (@ atelierdebrab), qui façonne de superbes meubles (bancs ; chaises) en bois doux et blond. « J'en avais un peu assez de l'ego des chefs et des clients, admet Sugio, j'avais envie de belles valeurs, d'horaires humains, de vie apaisée, sensée. »
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