Hommage à l'écrivain David Lodge, grande figure des lettres britanniques
Olivier Mony
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L'écrivain britannique David Lodge s'est éteint à l'âge de 89 ans.
LTD/Philippe MATSAS/opale.photo
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L'écrivain britannique David Lodge s'est éteint à l'âge de 89 ans.
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« Comment avons-nous pu croire que l'on pouvait élever nos désirs à l'infini ? » À l'heure où il faut se résoudre à saluer une dernière fois David Lodge, parti à 89 ans rejoindre son créateur, auquel il ne put jamais cesser de croire (ne serait-ce que par fidélité à l'enfance), c'est d'abord à cette phrase, qui le résume tout entier, que l'on pensera. Cette phrase que l'on ne trouvera nulle part dans son œuvre, mais sur l'étiquette du millésime 2007 du Château Chasse-Spleen dans le Bordelais (qui chaque année associe une citation et une signature d'écrivain), dont il était un amateur aussi secret que résolu.
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Tout l'homme est là, intimement partagé entre la grâce et la faute, bien loin du profil réducteur du créateur plaisant de comédies de mœurs universitaires auquel on a trop souvent voulu le circonscrire. Un souvenir, un autre, à Bayonne, au début de l'hiver 2008. David Lodge est là, fine silhouette discrètement élégante, pour assister à la première de sa pièce L'Atelier d'écriture. Il semble sincèrement touché et reconnaissant qu'une compagnie française les ait choisis, sa pièce et lui, s'inquiétant de ce que le public consente à l'accepter autrement qu'en costume de romancier. Pour dissiper ce tourment et les frimas qui s'abattaient ce jour-là sur la cité basque, je lui propose de prendre un chocolat chaud chez Cazenave, institution bayonnaise s'il en est.
Olivier Mony