Du jamais-vu depuis la création de la mesure d'audience radio de Médiamétrie en 2002 ! Durant les mois de novembre et décembre, France Inter a été écoutée en moyenne quotidiennement par 7,5 millions d'auditeurs. Soit près de 500 000 personnes de plus qu'il y a an. Loin, très loin devant Franceinfo (5,2 millions) et RTL (4,9 millions) qui complètent le podium. Décryptage de ce « phénomène » et tour d'horizon en exclusivité pour La Tribune Dimanche des dossiers chauds de la station avec sa patronne.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Comment expliquez-vous cette déferlante ?
ADÈLE VAN REETH — Les chiffres sont hors norme. On manque de termes pour arriver à qualifier ce qui se passe. C'est la première fois qu'une radio atteint ce niveau-là. On enregistre aussi la plus forte progression du marché. Qu'une radio publique soit aussi puissante et populaire est une joie immense. Il y a un réflexe France Inter sur l'ensemble de la journée. La matinale de Nicolas Demorand, Léa Salamé et Sonia Devillers que nous avions allongée d'une heure en 2023 est aujourd'hui écoutée par plus de 5 millions d'auditeurs. C'est du jamais-vu. L'après-midi, l'émission d'infotainement Zoom zoom zen de Matthieu Noël progresse énormément avec sa nouvelle formule de deux heures [entre 16 heures et 18 heures]. Ces deux exemples montrent que l'on peut se brancher sur France Inter pour s'informer et y rester pour des moments de plaisir et de décompression. Ces chiffres déconstruisent également complètement le mythe de l'« auditeur type » de France Inter.