Rome, capitale de l’amour impossible
Philippe Ridet
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« Si peu » de Marco Lodoli est à retrouver aux éditions P.O.L.
LTD/Hélène Bamberger/opale.photo
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« Si peu » de Marco Lodoli est à retrouver aux éditions P.O.L.
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Marco Lodoli est romain. Il respire la ville, la vit, la surveille sans la surplomber. Il connaît ses périphéries, ses anonymes ; elle lui inspire des pages qu'Henri Calet aurait pu écrire sur Paris. De Rome (où il est né en 1956), il a reçu le sens du tragique, de la finitude, et l'ironie qui en est l'antidote. Comme la trentaine d'autres ouvrages (dont une dizaine traduits en français) qui le précédent, Si peu se déroule une fois encore dans la Ville éternelle, loin des palais du centre historique, des boutiques de la Via Condotti, des ruines du Forum. Dans la Rome de Lodoli, Audrey Hepburn ne se tient pas collée-serrée contre Gregory Peck sur sa Vespa. On ne conduit pas des Fiat 500 vintage le temps d'un week-end. On y souffre, on aime parfois sans retour.
Aimer et souffrir de ne pas être aimée, c'est le premier travail de la narratrice, dont on ne connaîtra pas le nom. Une femme modeste et fantasque (et peut-être un peu dingue). Quand elle n'aime pas, elle est bidella (concierge, femme à tout faire : ménage, photocopies, bobologie) dans un lycée de banlieue, à Torre Maura où aucun touriste ne s'est jamais perdu.
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Philippe Ridet