Nos critiques littéraires de la semaine
Olivier Mony et Alexis Brocas
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Simonetta Greggio, romancière et traductrice italienne.
© LTD / Astrid di Crollalanza/opale.photo
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Simonetta Greggio, romancière et traductrice italienne.
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Les stars, lorsqu'elles ont cessé d'être filantes ou qu'elles se sont éteintes, ça peut toujours servir. Aux écrivains d'abord, à qui elles offrent ce qu'il leur faut de propositions mythologiques à l'usage de l'époque et du tout-venant. Ce sera Marilyn pour Joyce Carol Oates ou Norman Mailer, Garbo pour René de Ceccatty, Sinatra pour Éric Neuhoff ou Dean Martin pour Nick Tosches. Liste bien entendu non exhaustive. À ce champ (ou chant) d'honneur, il conviendra désormais d'ajouter la B.B. nationale, réenchantée par la plume à la fois sensuelle, complice et attendrie de Simonetta Greggio - qui a déjà prouvé avec les superbes Dolce vita 1959-1979 et Les Nouveaux Monstres 1978-2014 n'être jamais plus juste que dans l'évocation des « beautiful people ».
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Bardot, c'est autre chose. Une sacrée paire de manches tant la recluse de la Madrague s'est comme efforcée, l'âge venu, de décourager toute tentative de portrait empathique de cette sorte. Comme si l'éclat de sa jeunesse à la fois tourmentée et lumineuse devait disparaître face à l'évidence d'une haine de soi et de son histoire déguisée en détestation de la société des hommes. Elle était divine, elle n'est plus que gênante.
Olivier Mony et Alexis Brocas