Trump défie la Fed : « Les taux doivent baisser immédiatement »
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Donald Trump a promis d'échanger avec le dirigeant de la Fed « au bon moment ».
Reuters
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Donald Trump a promis d'échanger avec le dirigeant de la Fed « au bon moment ».
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Le bras de fer entre Donald Trump et la Réserve fédérale (Fed) se durcit. Jeudi, lors d'une allocution en visioconférence au Forum économique mondial de Davos, le président américain a exigé une baisse immédiate des taux d'intérêt.
Cette sortie intervient alors que la Fed doit se réunir mardi et mercredi pour décider de sa politique monétaire. Les taux d'intérêt devraient rester inchangés dans une fourchette comprise entre 4,25 % et 4,50 %. D'autant que l'inflation a repris de la vigueur en fin d'année 2024 et que le marché du travail, l'autre priorité de la Fed, reste très solide.
Donald Trump ne cache pas son hostilité envers Jerome Powell, le président de la Fed, qu'il a accusé lors de sa campagne d'agir au bénéfice des démocrates. « Je connais bien mieux les taux d'intérêt qu'ils ne les comprennent », a-t-il affirmé, mieux que « celui qui en est le principal responsable ». Le mandat de Jerome Powell à la tête de la Fed court jusqu'en 2026, et rien ne permet au président de le démettre de ses fonctions. Cependant, Donald Trump a promis d'échanger avec le dirigeant de l'institution « au bon moment ».
En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) suit une trajectoire différente. Après avoir amorcé une baisse de ses taux directeurs en juin, elle envisage de les ramener à 2 % d'ici l'été prochain ? « Si le recul de l'inflation se confirme au cours des prochains trimestres, nous pourrions atteindre un taux neutre d'ici l'été prochain », a déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, le mercredi 8 janvier, lors de ses vœux, précisant que cela favoriserait « le bon financement de l'économie et la reprise progressive du secteur immobilier».
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Ce taux neutre est « en moyenne proche de 2% en zone euro », a-t-il précisé, citant des estimations de la BCE. « Si le recul de l'inflation se confirme au cours des prochains trimestres comme nous le prévoyons, le bon sens est que nous allions sans ralentir le rythme vers ce taux neutre d'ici l'été prochain », a-t-il souligné. « Ceci favorisera le bon financement de l'économie, et le repli du taux d'épargne des ménages. Le secteur de l'immobilier en bénéficiera dans son redémarrage progressif. »
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La hausse des prix dans la zone euro s'est très nettement calmée depuis le record de 10,6% sur un an atteint en octobre 2022, quand les tarifs de l'énergie flambaient dans le contexte notamment de la guerre en Ukraine. En décembre, l'inflation en zone euro a toutefois marqué à nouveau un rebond, à 2,4% sur un an, alimenté par une légère poussée des tarifs de l'énergie.
(Avec AFP)
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