La chronique de François Clemenceau. Poutine, Trump et la cohérence
François Clemenceau
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La chronique de François Clemenceau.
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Est-ce l'âge, l'entêtement, la griserie de la fréquentation des monstres froids ? Donald Trump n'a apparemment rien retenu de sa première rencontre avec Vladimir Poutine en juillet 2018 à Helsinki.
À l'époque, l'ancien officier du KGB avait réussi à le convaincre — en tête-à-tête — que la Russie n'avait rien à voir avec les ingérences électorales dans la campagne présidentielle américaine de 2016. « Il dit que la Russie n'y est pour rien, et moi, je ne vois pas de raison pour qu'elle soit [responsable] », avait assuré Donald Trump, alors que ses propres services de renseignement avaient la preuve du contraire.
Sept ans plus tard, le sommet d'Anchorage a montré à quel point Vladimir Poutine avait toujours un ascendant réel sur le président américain. Après la rencontre de lundi dernier avec les Européens, Donald Trump a repris à son compte l'argumentaire russe selon lequel il n'y avait pas besoin d'un cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » en Ukraine.
Et qu'il fallait prioriser la recherche d'un accord de paix qui prenne en compte, selon le plaidoyer du Kremlin, « les garanties de sécurité à apporter à la Russie », c'est-à-dire à l'agresseur. Le président américain a-t-il une seule fois utilisé ce terme pour désigner la Russie ? Jamais.
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Il a même été, mardi sur Fox News, jusqu'à prétendre que la guerre en Ukraine avait été déclenchée parce que la Russie ne voulait pas d'un Occident « ennemi » à ses portes et parce que l'Ukraine réclamait le retour de la Crimée annexée par Moscou dans ses frontières souveraines.
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