Reconnaissance de l’État palestinien par Macron : Israël menace de représailles
Nathalie Hamou, correspondante à Tel-Aviv

Des manifestants brandissent des drapeaux israéliens devant le consulat français à Jérusalem.
LTD / Ronen Zvulun / REUTERS
Nathalie Hamou, correspondante à Tel-Aviv

Des manifestants brandissent des drapeaux israéliens devant le consulat français à Jérusalem.
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« Les actions unilatérales contre Israël entraîneront des actions unilatérales de la part d'Israël. » Tel est le message transmis depuis des mois par Tel-Aviv après l'engagement pris par Emmanuel Macron de reconnaître l'État palestinien. Des avertissements qui sont montés crescendo à l'approche de ce 22 septembre. « Ils vont taper, on répondra mais on ne va pas donner le barème », confiait voilà peu une source diplomatique française.
L'État hébreu a fait savoir que toutes les options étaient sur la table, y compris l'extension de la souveraineté israélienne aux colonies de Cisjordanie occupée et dans la vallée du Jourdain. Parmi les mesures de rétorsion envisagées contre Paris figurent la fermeture du consulat général de France à Jérusalem ou un gel des échanges en matière de coopération militaire. Reste à savoir si Israël entrera dans ce jeu.
« Il n'est pas certain que Benyamin Netanyahou réponde à Emmanuel Macron dès demain, note un spécialiste averti. Pour la diplomatie israélienne, cette manœuvre n'est pas non plus gravissime. D'autant que la dynamique lancée par le président français n'aura pas d'implications réelles. »
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La reconnaissance unilatérale d'un État palestinien à l'ONU est perçue de manière très négative chez la majorité des Israéliens. « Je suis pour une solution à deux États mais le moment choisi pour la reconnaissance de la Palestine est catastrophique, d'autant plus qu'elle n'est a priori pas conditionnée au désarmement du Hamas ou au retour des otages, souffle Stephan Blajman, conseiller du commerce extérieur de la France en Israël. De son côté, la gauche israélienne est coincée puisqu'elle ne peut que désapprouver cette démarche. Nous n'avions pas besoin de cela, ni des possibles mesures de rétorsion du gouvernement israélien ! »
Nathalie Hamou, correspondante à Tel-Aviv