Royaume-Uni : les rêves de grandeur de Nigel Farage
Guillaume Renouard, correspondant à Londres
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le leader de Reform UK, Nigel Farage, à Birmingham, le 5 septembre.
LTD/Oli SCARFF/AFP
Guillaume Renouard, correspondant à Londres
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le leader de Reform UK, Nigel Farage, à Birmingham, le 5 septembre.
LTD/Oli SCARFF/AFP
Les prochaines élections générales britanniques n'auront lieu qu'en 2029. Mais Nigel Farage semble en campagne. « Ce n'est que le début ! » a-t‑il ainsi clamé vendredi devant une foule de partisans électrisée. Le leader nationaliste britannique s'exprimait lors du congrès de son parti, Reform UK, qui s'est tenu à Birmingham jusqu'à hier.
Galvanisé par des sondages très favorables (31 % des intentions de vote) et ses succès lors de récentes élections locales qui ont imposé sa formation comme la première force d'opposition devant un Parti conservateur en pleine déconfiture, Farage voit plus loin et vise la fonction suprême, le poste de Premier ministre.
Cela fait quatre ans que l'ancien député européen, qui s'est fait connaître du grand public par sa campagne en faveur du Brexit, a abandonné ses diatribes anti-Bruxelles pour se pencher sur les maux de son pays. Cette même année, il changeait le nom de sa formation, le Brexit Party devenant Reform UK.
Depuis, l'ex-trader, aussi charismatique que populiste, multiplie les sorties anti-immigration, surfant sur le rejet croissant d'une partie de la population vis‑à-vis de celle-ci. Pour séduire l'électorat, il a conservé son franc-parler volontiers démagogue.
À lire également
Il a ainsi récemment qualifié les fumeurs de « héros de la nation » après une proposition de loi visant à interdire de fumer devant les pubs, se faisant pour l'occasion photographier cigarette au bec et bière à la main, vêtu d'une très britannique veste en tweed, en compagnie de ses fans.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Guillaume Renouard, correspondant à Londres