La chronique de Marc Fiorentino. On a trouvé une bonne nouvelle
Marc Fiorentino

La chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond
Marc Fiorentino

La chronique de Marc Fiorentino.
LTD/Fabien Clairefond
Les gouvernements tombent. Les Premiers ministres se succèdent. Les mouvements sociaux s'amplifient. Les Français dépriment et perdent confiance. Et la France est confrontée à trois crises. La crise politique : elle risque de se prolonger jusqu'aux prochaines élections législatives et présidentielle, anticipées ou non. Plus personne n'ose faire de pronostic depuis la décision surprise et dévastatrice de la dissolution.
La crise économique : l'économie est à l'arrêt, avec des ménages qui préfèrent épargner plutôt que de consommer (notre taux d'épargne est proche de 19 %, un niveau extrêmement élevé hors période Covid), des entreprises qui gèlent leurs investissements et des investisseurs étrangers qui se disent « ils sont fous, ces Gaulois » en nous observant avec de plus en plus de distance.
La crise financière : pas LA grande crise financière, mais une crise financière rampante. Nous ne sommes évidemment pas dans la situation de la Grèce. Loin de là. Mais le garrot des taux d'intérêt se resserre chaque jour un peu plus. Et, cette semaine, la finance anglo-saxonne n'a pas attendu la dégradation de notre note par les agences de notation pour nous déclasser : nous avons basculé du groupe des pays core de la zone euro, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, au groupe periphery. Un camouflet. Nous rejoignons la Grèce, l'Espagne et le Portugal, qui empruntent même à des taux inférieurs au nôtre, et sommes au coude à coude avec l'Italie, qui va elle aussi probablement nous dépasser.
Le pays inventeur du Club Med rejoint ce que les investisseurs appelaient les pays « Club Med » de l'Europe. Et ce n'est pas une bonne nouvelle.
Nous devons trouver de l'argent. Vite. Pour geler le dérapage incontrôlé de notre déficit et tenter de freiner la croissance exponentielle de notre dette. Une dette qui coûte de plus en plus cher et qui plombe encore plus notre déficit, lequel alimente notre dette. Le cercle vicieux.
Compte tenu de l'absence de consensus et de majorité au Parlement, l'issue est déjà connue : davantage d'impôts, davantage de taxes. Avec en ligne de mire les « riches », les boomers retraités et les entreprises qui font des profits. Et peu d'économies. La réduction de la dépense publique attendra.
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Les épargnants français sont donc confrontés à une nouvelle incertitude fiscale. Et à des interrogations sur l'allocation de leur patrimoine, quelle que soit sa taille.
L'épargne de précaution explose, à commencer par les sommes colossales qui dorment sur les comptes bancaires. Les placements « sans risque » sont privilégiés. Même si, comme le livret A, ils rapportent de moins en moins d'argent.
La Bourse française est en retard, mais elle résiste relativement bien grâce à la diversification internationale des activités des groupes du CAC 40. Une consolation.
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La seule bonne nouvelle de cette rentrée plus que morose est que le maintien de taux d'intérêt à des niveaux relativement élevés permet d'investir son argent dans des placements sans risque à des taux qui peuvent approcher les 5 %, comme certains fonds euros boostés de l'assurance-vie. Certaines compagnies d'assurances vont continuer à booster les rendements offerts pour attirer cette manne financière. Une opportunité pour les épargnants prudents. Soyez attentifs aux annonces des assureurs dans les semaines qui viennent. On se remonte le moral comme on peut...
Marc Fiorentino