Conséquence d’un déficit historique de biens à louer, les loyers s’envolent. Ce qui rend l'investissement de nouveau intéressant.Jamais l'offre de logements à louer n'a été aussi faible qu'en cette rentrée. Les biens encore disponibles croulent sous les candidatures. Le déséquilibre est tel que les loyers augmentent fort. Face à cela, les prix à l'achat sont redevenus plus raisonnables. La crise du logement va-t-elle paradoxalement redonner à l'investissement locatif la rentabilité qu'il mérite ?
Les chiffres collectés par PriceHubble, spécialiste de la donnée immobilière, permettent de mesurer l'ampleur de la crise du logement. Ces trois derniers mois, période traditionnellement la plus active sur le marché locatif, le volume de biens à louer a atteint un plus bas historique. L'offre a été divisée par deux en trois ans à Nice (-52 %), à Paris (-47 %) ainsi qu'à Toulouse (-47 %). Les gestionnaires ont à peine le temps de publier une annonce qu'ils sont submergés de demandes.
Chez Imodirect, par exemple, un studio parisien de 33 mètres carrés loué 1.350 euros par mois charges comprises a reçu une vingtaine de candidatures en quelques minutes. En moins d'une heure, l'annonce a été retirée. Face à cette pénurie, les loyers grimpent. En particulier ceux des petites surfaces que les propriétaires transforment en « locations meublées » pour les louer plus cher et bénéficier d'une fiscalité encore à ce jour plus avantageuse que celle sur les logements vides.
À Paris et à Nice, le loyer médian des studios progresse de 15 % sur trois ans et d'environ 10 % à Lyon, Aix-en-Provence et Bordeaux. L'offre s'est réduite comme peau de chagrin, et rien n'indique qu'elle puisse rapidement se réétoffer. Dans le neuf, à peine 2.500 logements ont été achetés par des investisseurs particuliers au deuxième trimestre, contre 15.000 en rythme de croisière.