Verkor, une ascension par la face Nord

Marie Lyan
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Verkor a été créée en 2020 à Grenoble.
LTD/Vektor

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Verkor a été créée en 2020 à Grenoble.
LTD/Vektor
Après trois ans de forte progression, les mauvaises nouvelles s'accumulent pour l'industrie des batteries : essoufflement des ventes des véhicules électriques en Europe, baisse des aides à l'achat (France, Allemagne...), concurrence accrue des acteurs asiatiques ayant conduit l'UE à présenter fin octobre une surtaxe pouvant aller jusqu'à 35 % sur l'importation des véhicules électriques chinois... En conséquence, plusieurs projets de gigafactory ont été suspendus ou annulés (Northvolt, Britishvolt, ACC, etc.).
Mais la jeune pousse Verkor, créée en 2020 à Grenoble (Isère) par six entrepreneurs, est l'une des rares à suivre leur plan de marche - sinon la seule. Après avoir sécurisé dès 2021 un partenariat de long terme, assorti d'une entrée au capital d'un premier équipementier automobile d'envergure, Renault, la start-up, qui s'était positionnée comme la réponse française à Northvolt, se trouve dans la dernière ligne droite de son industrialisation.
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Sa première gigafactory de 10 hectares avance au rythme prévu à Dunkerque (Nord). « Nous nous apprêtons à faire entrer nos premiers équipements, pour une mise en service à l'été 2025 et de premières livraisons fin 2025 », confirme Benoît Lemaignan, PDG et l'un des six cofondateurs. La start-up emploie déjà 750 salariés, dont 250 sur le site de Dunkerque et le reste à Grenoble, dans sa ligne de production pilote et son école des métiers de la batterie. Elle vise les 1 200 emplois directs, et 3 000 indirects d'ici à fin 2027.
Marie Lyan