Vers un Noël sous tension

Fanny Guinochet
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À l'approche de Noël, le gouvernement redoute des remous dans le secteur des transports, de l'agriculture et de la fonction publique.
LTD/Stéphane Lagoutte/MYOP

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À l'approche de Noël, le gouvernement redoute des remous dans le secteur des transports, de l'agriculture et de la fonction publique.
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À la SNCF, le spectre d'une grève longue et dure à Noël refait surface. Va-t-on revivre une fin d'année comme en 2022, avec une France paralysée, des trains annulés et des milliers de voyageurs qui ne peuvent rejoindre leurs proches pour les fêtes ? La menace plane depuis que l'intersyndicale (CGT Cheminots, Unsa-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots) a déposé un préavis pour une grève illimitée et reconductible à partir du mercredi 11 décembre. Soit une dizaine de jours avant le début des vacances. Pour mettre la pression, les cheminots lancent, dès ce mercredi soir, une première grève « d'échauffement » de vingt-quatre heures.
Selon l'intersyndicale, ces débrayages visent à lutter contre la disparition de Fret SNCF, prévue au 1er janvier 2025, mais aussi contre l'ouverture à la concurrence, ainsi que pour obtenir plus d'investissements dans le réseau. « Notre volonté n'est pas de faire du chantage, se défend Thierry Nier, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots. Nous ne sommes que mi-novembre, le gouvernement a le temps de prononcer un moratoire sur le fret, comme nous le demandons. »
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Mais, à la SNCF, un motif de grève peut en cacher un autre. Car une raison, moins avouable, anime aussi ces mouvements : les augmentations qui se négocient en ce moment, à l'occasion de l'ouverture des discussions salariales annuelles obligatoires. La revendication n'est pas mise en avant, mais les cheminots se battent pour obtenir, comme les années précédentes, de belles augmentations - 17% entre 2022 et 2024.
Fanny Guinochet