Invitée ce 25 janvier à 19h dans l'émission C l’hebdo sur France, Anne, escroquée par un faux Brad Pitt à hauteur de 830 000 euros, donnera sa version d’une histoire qui lui a complètement échappé, devenue la risée des réseaux sociaux.Anne, qu'un homme se faisant passer pour Brad Pitt a escroquée à hauteur de 830 000 euros, s'exprime ce samedi soir 25 janvier à 19h dans l'émission C l'hebdo sur France 5. Depuis la diffusion de son témoignage dans l'émission Sept à huit sur TF1 le 12 janvier, la quinquagénaire est devenue la risée des réseaux sociaux. Des photomontages et des mèmes grossiers mettent en scène le célèbre acteur hollywoodien pour mieux insister sur la naïveté supposée de la mère de famille. « J'ai envie de dire à ces gens-là : vous ne devriez pas vous moquer ! » lance Anne face à la journaliste Aurélie Casse.
Pendant près d'un et demi, la décoratrice de 53 ans correspond avec un faux Brad Pitt, mais aussi avec son entourage : fausse mère et fausse fille de l'acteur, faux médecin, faux manager et faux agent du FBI, photomontages et vidéos générées par IA à l'appui. Le tout vise à la convaincre qu'elle vit une histoire d'amour avec Brad Pitt pour lui extorquer de l'argent. « Je suis entrée dans un véritable scénario », confie la victime, alors peu familière des réseaux sociaux.
« Je ne suis pas la seule »
Anne raconte avoir été ciblée dans un moment de vulnérabilité de sa vie, en pleine instance de divorce et après un cancer. « On a chacun notre histoire, chacun son fardeau, chacun son sac à dos [...] Cette histoire, elle m'est tombée dessus comme elle aurait pu tomber sur n'importe qui », insiste celle qui dit « assumer » son histoire au nom des autres victimes : « Je ne suis pas la seule et il y en a beaucoup qui se taisent parce qu'ils ont honte. »
Derrière le faux Brad Pitt avec qui elle correspond se cachait en réalité un « brouteur », un de ces escrocs professionnels opérant généralement depuis l'Afrique subsaharienne ou l'Asie du Sud-Est. Selon le ministère de l'Intérieur, neuf Français sur dix ont déjà été confrontés à une situation de malveillance informatique. L'Institut national de la consommation estime que près de 80% des victimes d'arnaques sentimentales sont des femmes de plus de 50 ans. Le cas d'Anne est donc emblématique. En médiatisant son affaire, elle espère être prise au sérieux par la justice.