Marlène Schiappa, présidente d’Actives et ancienne ministre et Marie-Jo Zimmermann, membre honoraire du Parlement, signent une tribune pour défendre la parité économique. Elles l'assurent, la France a un rôle de leader mondial à jouer : montrer la voie et incarner l'avant-garde de la parité.Depuis l'adoption de la loi Copé-Zimmermann en 2011, la France s'est imposée comme le fer de lance de la parité économique. Avec cette loi, nous avons fait bien plus que briser un plafond de verre : nous avons changé les règles du jeu. Instaurer des quotas dans les conseils d'administration des grandes entreprises était un acte audacieux, porteur d'une vision ambitieuse pour l'avenir.
Car, en quatorze ans, la place des femmes dans les conseils d'administration a été réellement transformée : elles représentent aujourd'hui 46 % des sièges, contre 13 % avant l'instauration de la loi Copé-Zimmermann. Ces chiffres sont impressionnants et attestent de l'efficacité des quotas comme levier de transformation.
Mais, quatorze ans plus tard, alors que nous célébrerons cet anniversaire lors d'un débat organisé à la préfecture de la Région Île-de-France fin janvier avec Actives, il est temps de nous pencher sur les résultats obtenus, de nous réjouir des avancées, mais aussi de poser une question cruciale : comment ne pas reculer ? Dans un contexte mondial où le premier chef d'État féministe, Justin Trudeau, est poussé à la démission et où Mark Zuckerberg évoque la nécessité de faire appel à « l'énergie masculine » dans l'entreprise, soyons vigilants.
En 2022, l'Union européenne a adopté une directive ambitieuse, Women on Boards, imposant aux grandes entreprises cotées de l'UE d'atteindre des quotas de femmes dans leurs conseils d'administration [CA] d'ici à juillet 2026. Bref, comme en France ! Cette directive, transposée chez nous par le ministre de la Justice Gérald Darmanin dès sa nomination, est une étape importante.