La TVA « sociale » de la discorde
Marie-Pierre Gröndahl
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Le Premier ministre François Bayrou et le ministre de l'Économie Éric Lombard.
LTD / Gonzalo Fuentes/ REUTERS
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« Un effort de tous les Français, sans exception ». Face à un dérapage des finances publiques jugé « hors de contrôle » par la majorité des experts, y compris le 26 mai par Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, François Bayrou cherche à réaliser en urgence 40 milliards d'euros d'économie - un montant considérablement sous-estimé pour de nombreux macroéconomistes, qui chiffrent à 120 milliards d'euros les économies à réaliser pour redresser les comptes.
Le Premier ministre a donc annoncé le 27 mai sur BFMTV qu'il présenterait, avant le 14 juillet, un plan de retour à l'équilibre des finances publiques sur trois ou quatre ans, en impliquant l'ensemble de la population.
À la suite du président de la République, quelques jours plus tôt, le chef du gouvernement a mentionné à son tour la piste de la TVA « sociale » pour financer les dépenses sociales, se disant favorable à ce que les partenaires sociaux « puissent s'emparer » du sujet. « Rien n'est écarté, a-t‑il ajouté le lendemain, au Sénat. Il va falloir que nous reprenions totalement la question du financement de notre modèle social. »
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Déjà évoquée lors de la campagne législative de 2007 par Jean-Louis Borloo, cette mesure avait fait l'objet d'une très vive opposition. Au point d'être pour certains experts à l'origine de la perte d'une cinquantaine de sièges à l'Assemblée nationale. Elle sera ensuite votée à la toute fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, entraînant même selon certains experts sa défaite en 2012. La mesure est ensuite abrogée quelques mois après l'élection de François Hollande.
Marie-Pierre Gröndahl
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