Alors qu'Emmanuel Macron a plaidé, mardi sur TF1, pour une évolution du financement du modèle social, le président de Michelin, Florent Menegaux, s'est prononcé, en marge de l'assemblée générale de l'entreprise, en faveur du principe d'une TVA sociale.
Il a ajouté : « Je trouve sain que nous ayons cette discussion au niveau de notre pays ».
Lors d'auditions parlementaires en janvier, le patron de Michelin avait déjà tiré la sonnette d'alarme concernant le coût du travail en France. « Ce n'est pas moi qui fais ces règles du jeu. Mais je dis, oui, le coût du travail en France n'est pas compétitif. Donc on a besoin de se reposer la question de qu'est-ce qu'on veut se payer. Parce que derrière, si on n'a pas d'emploi, on ne pourra pas se payer le modèle social. Ce qu'on oublie toujours, c'est que la France opère dans un environnement international. »
Florent Menegaux perçoit néanmoins une évolution positive dans la compréhension des enjeux économiques par les acteurs politiques. Il estime que ces interventions ont permis un « certain éveil » et qu'il y a une prise de conscience de plus en plus forte de la réalité vécue dans l'entreprise. « Je crois que ça a été entendu, oui. J'ai souhaité prendre des exemples extrêmement simples pour montrer quel était le problème ».
La TVA sociale, un mécanisme qui consisterait à alléger les charges sociales pesant sur les entreprises en les transférant vers une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, vise à réduire le coût du travail, potentiellement stimulant l'emploi, tout en assurant un financement du modèle social assis sur une base de taxation plus large, incluant la consommation.