Michel Barnier : demain ne meurt jamais
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Michel Barnier, dans ses bureaux de l’hôtel de Cassini, jeudi 13 février 2025 à Paris.
LTD/VIncent Boisot:RIVA PRESS
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Michel Barnier, dans ses bureaux de l’hôtel de Cassini, jeudi 13 février 2025 à Paris.
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Il a choisi méticuleusement ses mots. Jeudi, lors du comité stratégique qu'organisaient Les Républicains, Michel Barnier a tenu à préciser qu'il se sentait « comptable du frémissement » que son parti a connu ces dernières semaines à l'occasion de plusieurs élections partielles. Alors qu'en cet hiver le phénomène Retailleau emporte tout à droite, le printemps que connaît LR n'est-il pas dû également au fait qu'à Matignon il a su se montrer digne et responsable ? Premier ministre, n'a-t-il pas été un des premiers artisans du crédit retrouvé de son camp, écarté du pouvoir depuis douze ans ?
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À sa façon, Nicolas Sarkozy ne lui a pas dit autre chose quand ils ont déjeuné ensemble à la mi-janvier. L'ex-chef de l'État l'a félicité d'avoir, durant ses trois mois passés dans ses habits de Premier ministre, réussi à installer « une marque ». Selon lui, son côté rassurant, son image d'homme d'expérience ont plu aux Français. Il l'a encouragé à rester dans le jeu. C'était déjà bien la ferme intention de Michel Barnier. Depuis ce funeste 4 décembre et l'adoption de la motion de censure qui l'a fait chuter, celui-ci a reçu des centaines et des centaines de messages de soutien. « Il faut que ce capital d'estime et de sympathie soit utile », confie-t-il aujourd'hui à La Tribune Dimanche.