Christian Tein veut convaincre. Alors que le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, achève ce samedi 23 août sa visite en Nouvelle-Calédonie, le leader indépendantiste s'est rendu cette semaine aux universités d'été des Écologistes, à Strasbourg, et de LFI, dans la Drôme. Face aux élus et aux militants, il a plaidé contre le projet d'accord de Bougival sur l'avenir institutionnel de l'archipel, rejeté par le FLNKS en congrès le 9 août. Il souhaite aussi rencontrer le RN.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Qu'êtes vous venu dire aux militants écologistes aujourd'hui et aux insoumis que vous avez rencontrés hier ?
CHRISTIAN TEIN — Ce périple a pour but d'alerter les groupes politiques qui auront à se prononcer sur le texte à l'Assemblée nationale et au Sénat. Je pense que l'on peut bloquer ce projet d'accord de Bougival. Le report des élections provinciales à l'année prochaine vise à permettre une réforme du corps électoral. Nous nous y opposons. Prenons le temps de reposer les bases d'une discussion sereine et évitons de cliver les populations en Nouvelle-Calédonie.
Manuel Valls est actuellement en Nouvelle-Calédonie pour mettre en place le comité de rédaction d'un projet de loi constitutionnelle. Quel est votre sentiment ?
Manuel Valls fait la promotion de l'accord de Bougival, qui a été totalement rejeté par le congrès du FLNKS. Il faut revenir à la base des discussions, comme lors de ses premiers déplacements. On a posé des choses ensemble. L'important est de faire les choses pas à pas et d'éviter la marche forcée dans laquelle le gouvernement nous entraîne en tentant de nous imposer ses conditions. Les tournées que l'on fait un peu partout permettent d'alerter sur les risques. Les braises sont encore très chaudes en Nouvelle-Calédonie.