Wauquiez, le bordélisateur
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Laurent Wauquiez quittant une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, mardi 18 mars 2025.
LTD/Thomas SAMSON / AFP
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Laurent Wauquiez quittant une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, mardi 18 mars 2025.
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Il n'a pas jugé utile de prévenir ses collègues. Ce mardi, à l'Assemblée nationale, la réunion hebdomadaire des députés Les Républicains est assez plan-plan. Les différents sujets sont vite évacués par leur chef, Laurent Wauquiez. Il y a par exemple la loi visant à combattre le narcotrafic portée par Bruno Retailleau, son rival de course à la présidence du parti. Et puis le leader demande à ses parlementaires de « monter au créneau » sur l'immigration.
Ce qu'il ne leur dit pas, c'est qu'il va le faire lui-même - encore. Après avoir reproché à François Bayrou, dans Le Parisien, de n'avoir prévu aucun projet de loi régulant les flux migratoires, il cible directement le Premier ministre pendant la séance de questions au gouvernement. D'ordinaire, les députés LR sont informés par SMS que leur président de groupe va prendre la parole.
Pas cette fois-ci. Pour l'ex-chef de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, tancer le locataire de Matignon est devenu un sport quotidien. Face aux adhérents qu'il espère convaincre de l'élire le 18 mai à la tête des Républicains, l'épouvantail Bayrou fait toujours recette. « Je n'ai pas oublié son appel à voter contre Nicolas Sarkozy en 2012 », martèle Laurent Wauquiez dans tous ses meetings, menés au pas de charge - deux départements par jour - pour compenser la domination de Bruno Retailleau dans les sondages nationaux.
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