EXCLUSIF. Retailleau au secours de l’hôtellerie-restauration

Laurence Bottero
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Bruno Retailleau souhaite venir en aide aux métiers de l’hôtellerie et restauration.
LTD/ Abdullah Firas/ABACA via Reuters

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Bruno Retailleau souhaite venir en aide aux métiers de l’hôtellerie et restauration.
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Leur inscription sur la liste des métiers en tension, actée au cours de la semaine dernière, a plutôt été perçue comme une bonne nouvelle par les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration, même si l'UMIH, leur organisation patronale, n'a pas manqué de remonter au créneau pour dire que tous les métiers et toutes les régions devaient y figurer, demandant qu'à l'instar du monde agricole, un arrêté ministériel spécifique soit pris.
Une première victoire qui est le résultat d'un travail de longue haleine mené depuis 2023 par Thierry Marx et Eric Abihssira, respectivement président et vice-président de l'Union pour les métiers de l'hôtellerie et restauration, qui à l'époque, avaient déjà eu de longs échanges avec le ministre du Travail, Olivier Dussopt.
La profession, depuis la crise sanitaire, souffre en effet d'une pénurie de main d'œuvre, la crise sanitaire ayant notamment ébranlé le secteur. Résultat : 200 000 emplois non pourvus, saisonniers compris. La seconde victoire tient dans ce courrier adressé par Bruno Retailleau à Eric Abihssira. Egalement président de la commission sociale de l'UMIH. Le bras droit de Thierry Marx a été saisi il y a deux jours par le ministre de l'Intérieur pour travailler sur la régularisation et l'accès à l'emploi des ressortissants étrangers déjà présents sur le territoire français et désireux de travailler dans le secteur.
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Dans cette lettre, Bruno Retailleau indique « qu'afin de donner une impulsion politique », il « proposera dans les prochaines semaines une circulaire co-signée avec madame Catherine Vautrin, ministre en charge du Travail et de la Solidarité, aux préfets de région pour qu'ils mobilisent localement des acteurs de l'emploi et de la formation pour travailler sur ce chantier ». Car le ministre de l'Intérieur estime aussi qu'il est nécessaire, au-delà de la formation, d'accompagner le recrutement de ces candidats au sein des entreprises.
Laurence Bottero