ENTRETIEN – À six jours du départ du Tour de France, le champion olympique décrit les pièces de son vélo. Il fait partie des bons connaisseurs de la mécanique dans un peloton très hétéroclite.À quel coureur s'adresser pour décortiquer un vélo de route ? Le nom de Benjamin Thomas nous a été vite soufflé. Le Tarnais de Cofidis, 29 ans, va prendre le départ du Tour de France pour la deuxième fois. Ce spécialiste de la piste, médaillé d'or de l'omnium à Paris 2024, a la primeur des nouveautés technologiques. Un sujet qui le passionne.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Un bon coureur est-il forcément un bon mécanicien ?
BENJAMIN THOMAS - Oui, il est conseillé d'avoir les bases. Quand on s'entraîne à la maison, on doit s'occuper du matériel en autonomie, pour les réparations ou le réglage du dérailleur. Beaucoup de coureurs n'en sont pas capables car, en course, on est hyper assistés. Alors qu'il est utile de connaître son vélo pour résoudre tout ce qui peut l'être en roulant, sans forcément venir auprès de la voiture de direction sportive.
À quels réglages avez-vous procédé avant la saison ?
Début janvier, des tests aérodynamiques, d'efficacité du pédalage, de recherche de la meilleure position. Des journées essentielles car le matériel peut faire d'énormes écarts, d'une à deux secondes par kilomètre en contre-la-montre. Sur 40 kilomètres, ça fait vite 1'20" entre un vélo doté des meilleures technologies et un autre dont les composants n'auraient pas été choisis avec la même précision. Un coureur bien posé et qui pédale efficacement aura de meilleurs résultats. Chez Cofidis, nos vélos se situent dans la moyenne du World Tour.
Propos recueillis par Mickaël Caron